Le jeu de l’ange, Carlos Ruis Zafon

Le jeu de l’ange, Carlos Ruis Zafon, éd. Laffont, 536 p.

le jeu de l'ange

Résumé.

Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l’offre inespérée d’un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n’en a jamais existé, "une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués", en échange d’une fortune et, peut-être, de beaucoup plus.

Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu’il aime le plus au monde. En moyennant son talent d’écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable ?

Le Reste.

Il est agréable de retrouver les personnages et l’ambiance de l’ombre du vent. Ce qui est intéressant c’est que ce roman n’est pas la suite chronologique de l’ombre du vent, on y recroise les personnages à la même période que dans l’ombre du vent. Les scènes sont tous simplement complémentaires au premier volume ou des recoupements. A nouveau, l’endroit clé est le cimetière des livres oubliés.

Dans l’écriture de Zafon, les personnages sont importants mais les lieux et objets ont des rôles clés. On sent à nouveau l’omniprésence du mysticisme et de la religion dans l’histoire. Je trouve d’ailleurs que l’on devine rapidement où Carlos Ruiz Zafon nous conduit, c’est un peu dommage. La lecture du roman esttrès agréable car on s’attache au personnage et aux intrigues qui les relient.

Encore une fois, la description des lieux est éblouissante. Je trouve que l’auteur nous conduit dans son univers assez noir. Le fond historique est moins présent que dans l’ombre du vent, cependant Barcelone reste un des personnages du roman.

Je dois avouer que par contre, je n’ai pas compris la présence du dernier chapitre. En fait, si, ce chapitre correspond à l’écriture de l’auteur qui termine sur une touche d’indicible et d’imperceptible. J’ai seulement trouvé que cela allongée l’histoire  pour la clôturer sans pour autant emporter le lecteur. Comme si l’auteur tenait à reprendre le contrôle sur l’histoire et le lecteur.

Toute la question qui se pose maintenant à moi est : vais-je prendre en main le troisième volume ? Vais-je au bout de la trilogie ?

 

fee lire J’étais en trek au Tibet pendant que je lisais.

La voiture du peuple et le sac Vuitton, Eve Charrin

La voiture du peuple et le sac Vuitton : l’imaginaire des objets, Eve Charrin, éd. Fayard, 208 p.

voiture du peuple

Résumé.

Cet ouvrage est un essai économique. Glisser dans un sac à main le désarroi de nos classes moyennes. Caser dans une petite voiture low-cost la croissance rapide et inégalitaire des grands pays émergents, ou montrer qu’un climatiseur peut souffler, à l’occasion, l’air frais de la démocratie… Dire le monde en une quinzaine d’objets, c’est le pari de ce livre. Porteurs de désirs et d’espoirs, nés du travail et de l’argent, les objets reflètent notre imaginaire et trahissent les rapports de force qui façonnent une époque. Luxueux ou modestes, ils sont les héros de ces fables contemporaines qui mènent de Paris à Bombay en passant par Londres et Dubaï. Dans le prolongement des Mythologies de Roland Barthes, Ève Charrin combine la lucidité de l’enquête et la subjectivité du récit pour explorer ce que nous révèlent les choses.

Le Reste.

Même si ce texte est un essai, l’écriture de chaque chapitre oscille entre analyse et histoire, objectivité et subjectivité. Il est possible de lire le chapitre au sujet de la pomme (le fruit le plus classe moyenne possible) pour comprendre cette oscillation. On se laisse facilement emporter par l’aspect anecdotique de chaque thème. Et d’un autre côté on se rend compte de certaines réalités économiques que l’on ignorait ou plus souvent on occultait.

Eve Charrin offre une analyse économique via des objets du quotidien, et cela de manière internationale. Elle nous rappelle les réalités économiques de notre vieille Europe, mais nous rappelle aussi que nous vivons dans un monde complexe où les pays émergents tiennent un rôle.

Le mode d’écriture de cet essai en rend la lecture agréable et peu rébarbative. Une bonne occasion pour les réfractaires au capitalisme et à l’économie de se frotter à des thèmes qui font bien plus partie de notre vie que l’on veut bien l’accepter.

fee lire j’étais dans le métro, sur mon canapé, au Tibet en trek pendant que je lisais

Chanel and co. Les amies do coco. Marie-Dominique Lelièvre

CHANEL AND CO, LES AMIES DE COCO, Marie Dominique Lelièvre.

Résumé

Marie Dominique Lelievre dessine la vie de coco Chanel à travers le prisme des diverses rencontres marquantes de sa vie. L’ordre des chapitres est donc en partie déstructuré chronologiquement bien que l’auteur progresse de l’abandon du père de Chanel chez les sœurs à la fin de sa vie. On découvre l’enfance et l’adolescence de Chanel, ses débuts dans la couture, le rôle des hommes dans son succès mais aussi des femmes.

le reste

L’auteur ne fait pas preuve d’une admiration sans nom envers Chanel, et arrive à peu près à garder un ton neutre sur le personnage. Le vécu de Chanel pédant la seconde guerre mondiale n’est pas occulte, il n’est pas non plus à charge.
Ce qu’il ressort de l’écriture et de la description de la vie de Chanel à travers ses relations, c’est sa solitude paradoxalement. Le seul être qu’elle semble avoir réellement aimé est Boy. Chanel a très vite appris à s’entourer sans jamais vraiment lier de véritable relations humaines.

La lecture de cette biographie atypique est agréable mais la lecture n’en est pas toujours évidente. Les artistes peintre, chorégraphe, auteur qui ont côtoyé le quotidien de Chanel sont évoqués comme des évidences. Or Diaghilev n’est pas connu de tous.
Ce livre est avant tout un descriptif d’une époque et de certains milieux sociaux. Il ne faut pas le prendre pour lire la suite du diable s’habille en Prada.

Il est cependant agréable de lire et de se souvenir que Chanel était une femme d’affaire et de caractère et non pas seulement la créatrice du fameux Boy et du style de la petite robe noire, l’essentiel d’une garde robe.

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Sur les pas de Tao et Zhia au pays du grand Condor, périgrinations au Pérou et trek à l’Ausangate

21 jours de vacances, 21 jours au Pérou. Petit trek estival.

Après le grand froid, il fallait trouver une destination tout aussi dépaysante, cela a été le cas.
Cette fois-ci mes photos vont se joindre de commentaires.

Le Pérou a été synonyme de couleurs

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Mais aussi bien sûr des retrouvailles avec les cités d’or de notre enfance.

Pour les plus jeunes, cliquez pour connaitre le générique, pour les autres cliquez pour la nostalgie.

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Les incas sont passés par là, on les a suivi

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Et au milieu de toute cette histoire, la montagne

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