Un petit détour par Granville et sa région.
Quand le soleil se cache à Paris, autant le chercher ailleurs. On le trouve souvent dans des endroits inattendus.
Mieux vaut tard que jamais. L’hiver est de retour sur notre chère Capitale française, le bon moment pour se blottir sur son canapé avec son ordinateur et toutes ses photos à trier. ET surtout de constater qu’au mois de février à New-York il faisait bien plus beau qu’en ce mois de Novembre sous notre ciel parisien. Je pourrais donner des noms plus bizarre les uns que les autres aux photos comme "sentiment de plénitude sur ligne d’horizon" mais cette fois-ci je préfère vraiment mettre des petites annotations de voyage.
Ce parfait ciel bleu, Xavier de Moulins, éd. au Diable Vauvert, 216 p.
Résumé
A 37 ans Antoine a peur de vivre sa vie. A 88 ans sa grand-mère Mouna, a peur de mourir.
Le temps d’une escapade sous le ciel bleu de la côte normande, celle qui a tout connu du renoncement va, au soir de son existence donner à l’homme encore jeune le courage de choisir la sienne.
Le reste
J’ai beaucoup aimé le premier roman de Xavier de Moulins un coup à prendre. Vous avez ce genre de roman qui se laisse lire, agréable mais pas nian nian non plus. Je n’ai donc pas hésité à mettre la suite des aventures d’Antoine dans ma bibliothèque (en plus je suis fan des éditions au diable Vauvert). C’était sympathique de retrouver le personnage d’Antoine et de découvrir les nouveaux personnages qui gravitent autour de lui.
Comme le premier roman, le livre se lit facilement et rapidement. Mais si le premier roman m’avait évoqué des personnes de ma vie (surtout mon travail à l’époque), Ce parfait ciel bleu m’a évoqué beaucoup plus de choses : une histoire vraie, d’autres auteurs, d’autres livres lus.
Car, en avançant dans ma lecture, je n’ai pu m’empêcher de me souvenir l’été dernier et ce fait divers qui avait défrayé la chronique : la fugue de Suzanne aidée de son petit-fils. Je vous laisse vous replonger dans l’article du parisien de l’époque. Car Antoine emmène sa grand-mère hors de la maison de retraite pour une petite escapade.
Le roman est composé de beaucoup d’énumérations qui suivent la pensée du narrateur. Au début j’ai eu du mal et puis on se laisse entraîner dans ces petites listes de l’esprit comme dans les longues phrases de Proust. Au début on essaie de se débattre, après on laisse filer son esprit avec.
En tout cas, il semble évident que la mémoire et les souvenirs étaient dans les esprits des auteurs cette année. Je n’ai pu m’empêcher de penser au roman Les Souvenirs de David Foenkinos de part la thématique.
Un livre qui fait bien la liaison entre deux romans moins légers (en l’occurenre entre Eternity Incorporated et Une bonne raison de se tuer dans mon cas).